Spectacles à Châteauvallon 2019 – 2020

PARTENARIAT 

RELAIS PEIRESC  — CHATEAUVALLON  

22 PLACES RESERVEES PAR SPECTACLE 

SAISON 2019-2020

RESERVATIONS POSSIBLES DES LE 1 JUILLET 2019

TARIF SPECIAL RELAIS PEIRESC :

21 € (AU LIEU DE 29 €)

Règlement par chèque à l’ordre de « Châteauvallon » 

Bus gratuit aller-retour Relais Peiresc – Châteauvallon

1 – LA FIN DE L’HOMME ROUGE

—> vendredi 13 décembre 2019 à 20h30 

– D’après le roman de Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de Littérature 2015
– Adaptation et mise en scène  : Emmanuel Meirieu
– Avec Stéphane Balmino, Evelyne Didi, Xavier Gallais, Anouk Grimberg, Jérôme Kircher, Maud Wyler, André Wilms et la voix de Catherine Hiegel

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Comment l’utopie communiste a viré au cauchemar. À travers des témoignages restitués par des comédiens hors pair, Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015, dresse un réquisitoire implacable.

Il y a celui pour qui la liberté « c’est l’odeur d’une saucisse bien grasse ». Celle qui a grandi au Goulag où elle a vu sa mère disparaître. Celle dont le mari a été irradié après la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Ou encore l’ancien membre du parti communiste qui a appelé son fils Octobre en hommage à la Révolution. Dans La fin de l’homme rouge, Svetlana Alexievitch donne la parole à des hommes et des femmes croisés au cours des quarante années qu’elle a passé à parcourir l’URSS – puis, à partir de 1991, les restes de cet « empire ». Ces témoignages souvent bouleversants sur l’échec d’une utopie biaisée dès le départ, Emmanuel Meirieu les restitue dans ce spectacle sobre et puissant porté par des comédiens impeccables : d’Evelyne Didi à André Wilms, en passant par Anouk Grinberg, Jérôme Kircher ou Xavier Gallais.

2 –  FEMINISTE POUR HOMME

–> jeudi 19 décembre 2019 à 20h30

  • Texte et interprétation :  Noémie de Lattre

  • Mise en scène : Tristan Petitgirard, Mikael Chirinian et Ludivine de Chastenet.

Sucré-salé, ce one-woman-show fait pleurer de rire et tirer des larmes sur la condition du sexe « faible ».

Des studios radio aux plateaux des théâtres, Noémie de Lattre n’a pas sa langue dans la poche. Son nouveau spectacle participatif interpelle le public avec saveur (surprise, surprise !) sur la condition féminine : maternité, sexualité, beauté… Rien ne semble l’arrêter, le meilleur comme le pire : excision, violences conjugales ou obstétricales, harcèlement de rue… Tour à tour drôle, féroce, bienveillant, émouvant, Féministe pour Homme swingue sur la musique de Beyoncé pour dénoncer, sans dramatiser, les diktats, et déconstruire les clichés qui ont la vie dure. Ici ni tabous, ni faux semblants : la quadragénaire assume ses seins siliconés, son goût du glamour et bien d’autres choses encore. Dans l’intimité de son boudoir, sur un ton léger et sexy, ses confessions n’en sont pas moins engagées.

3 – SOUS D’AUTRES CIEUX

—> vendredi 17 janvier 2020 à 20h30

– D’après L’ Enéide de Virgile 
– Libre adaptation :  Maëlle Poésy, Kevin Keiss
– Traduction, écriture originale :  Kevin Keiss
– Mise en scène Maëlle Poésy 
– Avec :  Harrison Arevalo, Genséric Coleno-Demeulenaere, Rosabel Huguet, Marc Lamigeon, Roshanak Morrowatian, Philippe Noël, Roxane Palazzotto, Véronique Sacri
Avec la voix de Hatice Ozer 

Librement inspirée de l’Énéide de Virgile, Sous d’autres cieux évoque l’histoire de l’exil d’Énée à travers le prisme de la mémoire.

Dans ce nouveau spectacle de la compagnie Crossroad, Maëlle Poésy revisite un classique de la mythologie en s’inspirant de l’Énéide de Virgile dont elle conserve des bribes et des fragments choisis, reconstruit « le puzzle des rencontres, des embûches et des espoirs », bouscule l’ordre de la narration d’origine sous forme de flash-back. Quelques étapes du parcours d’Énée forment la colonne vertébrale : son départ de Troie, sa quête obsessionnelle de l’avenir, la rencontre amoureuse, le renoncement, l’arrivée chez les morts… « Raconter l’évolution et la transformation de l’identité d’une personne à travers le vécu de son voyage et la mémoire qu’il en garde », tel est le souhait de cette metteure en scène à l’ascension fulgurante. De la Comédie Française au Festival d’Avignon…

4 – BACH COLTRANE

—> samedi 14 mars 2020 à 20h30 

– Raphaël Imbert :  saxophones, clarinette basse
– André Rossi : claviers
– Pierre Fenichel : contrebasse
– Jean-Luc Di Fraya : percussions, chant

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Mariage improbable et merveilleux de Bach et Coltrane sous la houlette du jazzman Raphaël Imbert.

Pour le saxophoniste Raphaël Imbert, Jean-Sébastien Bach et John Coltrane ont un swing en commun et partagent de nombreuses racines musicales… au point d’unir les deux maîtres en disque et en concert. Une manière passionnée et passionnelle de renouer avec la dimension improvisée de la musique de Bach, bien qu’elle soit très écrite, et de rétablir Coltrane compositeur. C’est dans cet esprit de folle liberté qu’il les fait dialoguer, les met en résonance, les révèle l’un à l’autre et l’un par l’autre dans des échanges inédits entre les musiciens André Rossi, Jean-Luc Di Fraya, Pierre Fénichel. S’il prend le risque de jouer ludiquement avec Bach et Coltrane, c’est pour le plus grand plaisir des puristes du jazz et des mélomanes qui entendent avec délectation son travail au long cours sur le spirituel dans le jazz.

5 – VOYAGE EN ITALIE

—> mercredi 8 avril 2020 à 20h30 

– Texte et mise en scène : Michel Didym
– D’après Le Journal de Voyage et Les Essais de Montaigne
– Assistant à la mise en scène : Yves Storper
– Dramaturgie : François Rodinson
– Avec : Luc-Antoine Diquéro (Montaigne), Bruno Ricci (Secrétaire de Montaigne), Loïc Godec (Le palefrenier), le cheval Réal et une poule. 

  

Dans un savant jeu de lumières et de sons, le spectateur chemine avec Montaigne jusqu’en Italie.

La traversée de l’Europe à cheval de Montaigne donne à Michel Didym l’occasion de mettre le XVIe siècle en parallèle avec le nôtre, quand le philosophe dénonçait l’intransigeance des catholiques. Dans une scénographie naturaliste et réaliste, chevauchant un pur-sang espagnol, Luc-Antoine Diquéro incarne Montaigne et fait entendre sa pensée sur ce qu’il voit, ce qu’il mange, ses rencontres, ses découvertes, son admiration pour les paysages… Ainsi va le mouvement de son esprit, dont la mise en scène se fait l’écho en tissant entre Le journal de voyage et Les Essais une toile de digressions, de ruptures, de jeux de questions, de reprises et de glissements. Le tout fusionnant avec un savant patchwork de musiques contemporaines et électroniques, de bruits de la nature et de la guerre, de musiques de cour et religieuses.