Spectacles au Liberté – 2019-2020

PARTENARIAT

RELAIS PEIRESC – LE LIBERTE

 

20 PLACES RESERVEES PAR SPECTACLE 

SAISON 2019-2020

RESERVATIONS POSSIBLES DES LE 1 JUILLET 2019

TARIF SPECIAL RELAIS PEIRESC :

21 € (au lieu de 29 €)

(Règlement par chèque à l’ordre de « Le Liberté» )

1 – LA VIE DE GALILÉE 

—> jeudi 17 octobre 2019 à 20h30

– Texte :  Bertolt Brecht
– Texte français : Éloi Recoing 
– Mise en scène : Claudia Stavisky

– Avec : Philippe Torreton, Gabin Bastard, Frédéric Borie, Alexandre Carrière, Maxime Coggio, Guy-Pierre Couleau, Matthias Distefano, Nanou Garcia, Michel Hermon, Benjamin Jungers et Marie Torreton 

 

 

En 1610 à Padoue, un mathématicien confirme les théories révolutionnaires de Copernic. Claudia Stavisky monte une des plus célèbres pièces de Bertolt Brecht avec Philippe Torreton dans le rôle-titre.

Mourir pour la science ? Pas question. Si le personnage de Galilée tel que le décrit Bertolt Brecht dans cette pièce historique est si attachant, c’est parce que, loin d’être un pur esprit, la tête toujours dans les étoiles, ce savant interprété par Philippe Torreton est aussi un bon vivant profondément humain, avec ses faiblesses. Après avoir confirmé par ses recherches les découvertes de Copernic – subversives en ces premières années du XVIIe siècle – selon lesquelles, non seulement la Terre est ronde, mais de surcroît, au lieu d’être le centre de l’univers, elle tourne autour du soleil, il préfère abjurer en public le résultat de ses investigations plutôt que d’endurer les tortures de l’Inquisition. Emprisonné à vie, c’est en cachette qu’il poursuit malgré tout ses travaux scientifiques. L’Histoire, comme on sait, lui donnera raison.

X

2 –  GEORGE DANDIN OU LE MARI CONFONDU

  —> vendredi 8 novembre 2019 à 20h30

– Texte : Molière

– Mise en scène :  Jean-Pierre Vincent

– Avec : Vincent Garanger, Étienne Beydon, Anthony Poupard, Elizabeth Mazev, Alain Rimoux, Olivia Chatain, Aurélie Edeline et Matthias Hejnar

X

 

Le metteur en scène Jean-Pierre Vincent n’a jamais dissocié le théâtre d’une pensée politique. Avec George Dandin ou le Mari confondu, il donne à voir toute la modernité du discours de Molière sur l’impossibilité d’une classe sociale à sortir des cadres qui lui sont assignés.

George Dandin ne manque pas d’atouts. Grâce à son sens des affaires, ce paysan matois a fait fortune. Après avoir visité le château de Versailles, il en a bâti une version modèle réduit au milieu de ses terres. Pour couronner le tout, il a épousé, moyennant finances, une demoiselle de l’aristocratie locale désargentée. Il se pavane désormais sous le nom comique de Monsieur de la Dandinière. C’est là que Molière l’épingle et, dans la foulée, Jean-Pierre Vincent avec une ironie impitoyable dans cette mise en scène impeccablement agencée en forme de piège qui se referme sur le parvenu mal dégrossi. Maladivement jaloux, Dandin, porté de surcroît sur la boisson, est souvent violent avec son épouse. L’argent ne fait pas tout, comme il le découvre bientôt à ses dépens dans cette comédie féroce. 

X

3 – WELCOME

—> vendredi 7 février 2020 à 20h30 

– Mise en scène : Patrice Thibaud et Jean-Michel Guérin

– Avec : Lydie Alberto, Marianne Bourg, Fran Espinosa, Philippe Leygnac, Olivier Saladin et Patrice Thibaud

X

Rire de la mort ? Pas facile quand on sait qu’elle aura forcément le dernier mot. C’est ce à quoi réussit merveilleusement Patrice Thibaud dans cette nouvelle création à la fois jouée, chantée et dansée.

Bienvenue ? C’est à voir. L’action de Welcome se situe quelque part, on ne sait pas bien où, dans le « tunnel blanc » qui serait, paraît-il, le sas entre la vie et la mort. Dans cet espace onirique, leurs vies défilent sous les yeux des entrants avec leurs joies et leurs peines, leurs petits et grands moments, leurs réussites et leurs échecs. On tente d’y amadouer Morta, la faucheuse, dans l’espoir d’un sursis. Mais c’est compter sans ses redoutables aides de camps. Accompagnés par des méduses, ceux-ci déploient mille charmes pour envoûter les arrivants et les faire céder à la tentation d’un repos infini. Entouré de comédiens, de chanteurs et de danseurs, Patrice Thibaud s’amuse sur un mode tendre et burlesque de ce qui fait le tragique de la condition humaine dans une création en hommage au spectacle vivant, par définition, éphémère.

X

4 – ANTIGONE 

—> mardi 24 mars 2020 à 20h30 

– D’après Sophocle
– Adaptation et mise en scène : Lucie Berelowitsch

– Avec : Ruslana Khazipova, Thibault Lacroix, Roman Yasinovskiy, Diana Rudychenko, Anatoli Marempolsky, Nikita Skomorokhov, Igor Gnezdilvov et Alexei Nujni 

– Le chœur : Les Dakh Daughters

– Spectacle en ukrainien et en russe surtitré en français

X

À partir de Sophocle, Lucie Berelowitsch met en scène une version jouée et chantée d’Antigone, restituant sa place centrale au chœur antique et axée sur les révoltes qui agitent le monde contemporain.

Animé par les voix âpres des Dakh Daughters, groupe de cabaret-punk ukrainiennes à la fois musiciennes et comédiennes dans le rôle du chœur, ce spectacle offre une version sauvage et mordante d’Antigone. Lucie Berelowitsch ne monte pas seulement le texte original de Sophocle, mais s’inspire aussi de l’Antigone de Bertolt Brecht à quoi s’ajoute une écriture de plateau rendant compte des échos contemporains de ce grand classique du théâtre. Issue d’une lignée tissée de liens incestueux, ravagée par la violence et la guerre, Antigone est celle qui répare le mal en mettant fin à la malédiction familiale. Pour cela elle doit payer un prix élevé. Mais sa révolte comme sa détermination à affronter une loi contestable sont aujourd’hui encore un exemple pour tous ceux qui s’insurgent contre la corruption et l’injustice.

X

5 – ILLUSIONS PERDUES 

—> mercredi 29 avril 2020 à 20h30 

– D’après le roman Illusions perdues d’Honoré de Balzac
– Adaptation, mise en scène et scénographie : Pauline Bayle

– Avec : Hélène Chevallier, Florent Dorin, Alex Fondja, Charlotte Van Bervesselès

X

 

Une mise en scène polyphonique de l’épopée balzacienne aux échos actuels troublants.

Le théâtre fait partie de la vie de Pauline Bayle depuis toujours et ses choix de comédienne et metteure en scène ne sont jamais faciles. Après le roman Chanson douce de Leïla Slimani, après le monologue Clouée au sol de George Brant et Illiade et Odyssée d’après Homère présentés au Liberté, voici qu’elle arpente de nouveaux territoires en s’appropriant les codes du monde balzacien, son écriture et sa puissance narrative. Son adaptation des Illusions perdues suit la construction en oxymore du roman, depuis la montée à Paris du jeune poète provincial Lucien jusqu’à sa chute en enfer ; depuis sa foi dans ses idéaux de jeunesse jusqu’à sa compromission et son pacte final avec le mal. Pour incarner la trentaine de « personnages mondes » qui peuplent le roman, six acteurs jouent à rebours de l’imagerie romantique dans un espace scénique modulable où le public est invité à s’asseoir… Un nouveau défi pour cette jeune surdouée qui aime l’idée de troupe et convie ses fidèles acteurs à partager l’aventure.